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Des stages pour gagner en compétences et en confiance

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Intelligence artificielle, imagerie cérébrale, interventions en santé mentale et science des relations humaines : des étudiant·es de Dawson ont exploré un large éventail de thèmes dans le cadre de leur stage d'été 2026 en recherche dans le domaine des neurosciences.

Coordonné par Hélène Nadeau et Sylvia Cox, membres du corps enseignant du Collège Dawson, en collaboration avec des partenaires universitaires, ce programme de stage offre la possibilité de participer à de véritables projets de recherche au sein de centres et de laboratoires de recherche de la région de Montréal.

Cet été, les stagiaires ont travaillé sur des projets portant notamment sur la neuro-imagerie, la recherche comportementale, les revues de la littérature et les méta-analyses, l'application de l'intelligence artificielle en neurosciences, la modélisation mathématique et la santé mentale, ainsi que l'étude de la communication et de l'empathie.

« L'éventail et la diversité des projets de recherche menés cet été ont été impressionnants, ont déclaré les deux enseignantes. Cette diversité permet à des étudiant·es aux centres d’intérêt et aux parcours très variés de participer à la recherche et leur apprend comment différentes disciplines contribuent aux neurosciences et au monde réel. »

L'enthousiasme des étudiant·es envers leurs projets, quel que soit le domaine, a particulièrement marqué les coordonnatrices.

« Nous avons été très satisfaites de la collaboration avec plusieurs nouveaux partenaires à l’Université McGill et à l’Université de Montréal », disent-elles. Un étudiant aux cycles supérieurs chargé du mentorat à l’Université de Montréal a décrit l'encadrement des étudiant·es de Dawson comme une expérience d’apprentissage précieuse, soulignant que les bénéfices des stages profitent tant aux étudiant·es qu’aux chercheuses et chercheurs en début de carrière.

Chercher des solutions aux problèmes de santé mentale chez les jeunes

Pour l'étudiante Lara Judah, ce stage lui a permis de concilier son intérêt pour les neurosciences et son envie de mieux comprendre le monde de la recherche.

« Je trouve le domaine des neurosciences extrêmement intéressant, et je souhaitais explorer l'idée d'une carrière dans le domaine de la recherche », explique-t-elle.

Lara a collaboré avec d'autres stagiaires à une revue systématique visant à évaluer l'efficacité des interventions numériques autoguidées en matière de santé mentale et de consommation de substances chez les jeunes. L'équipe a passé en revue plus de 15 ans de recherches et extrait des données de 94 études évaluant des outils numériques conçus pour aider les jeunes confrontés à des difficultés liées à la santé mentale ou à la consommation de substances.

« La revue systématique et les études qualitatives nous permettront de mieux comprendre comment améliorer tous ces outils numériques afin d’aider les jeunes dans le contexte de la crise en santé mentale qui sévit actuellement », dit-elle.

Pour elle, l'un des moments forts de son été est la participation à un colloque de recherche avec son mentor.

« C'était très inspirant de voir ces chercheuses et chercheurs aux profils variés dans un même lieu, partageant leurs travaux et leurs avancées », dit Lara.

Au-delà des compétences en recherche, elle explique que cette expérience l'a aidée à gagner en confiance.

« Ce stage m'a obligée à sortir de ma zone de confort à bien des égards, explique-t-elle. Je pense que ça m'a aidée à gagner en assurance dans les milieux professionnels et scientifiques. »

Étudier l'empathie et la compréhension

Pour Martin Kaloshi, ce stage a été l'occasion d'explorer l'aspect comportemental des neurosciences, un domaine qui le fascine particulièrement.

Au sein du Human Connection Science Lab du International Laboratory for Brain, Music, and Sound Research (BRAMS), Martin a étudié la façon dont les personnes ayant des points de vue opposés communiquent et les facteurs qui les aident à se comprendre mutuellement.

L'équipe de recherche a placé ensemble deux personnes ayant des opinions divergentes sur des questions de société controversées et a observé leurs interactions pour mesurer leurs réactions physiologiques et évaluer dans quelle mesure elles avaient finalement compris le point de vue de l'autre.

« Nous avons également examiné dans quelle mesure d’autres facteurs, comme l’empathie et l’intéroception, permettent de prédire la compréhension mutuelle, explique Martin. Au cours de mon stage, nous avons constaté qu’un niveau d’empathie plus élevé, par exemple, semblait être en corrélation avec une diminution des malentendus. »

L'un de ses moments les plus marquants? Quand il a changé sa manière d'analyser les données.

« Au début, j’ai adopté une approche qui n’a révélé aucune corrélation, explique-t-il. Même si c’est tout à fait normal dans le domaine de la recherche, j’ai trouvé cela décevant. »

Après avoir consulté ses mentors et affiné sa définition de l'empathie dans le cadre du projet, il a fait une nouvelle tentative. « Cette fois, j'ai obtenu de véritables corrélations et j'étais aux anges! »

Cette expérience a transformé sa façon d’envisager la science. « Au secondaire et au cégep, étudier la science consiste à apprendre des faits tirés d’un manuel, dit Martin. Mais en réalité, la science est en constante évolution. De nouvelles façons d’aborder des idées voient le jour et changent complètement notre vision des choses. La science est vivante. »

Martin explique que le fait de travailler aux côtés d'une équipe de recherche l'a également aidé à gagner en confiance et à prendre conscience de l'importance de la collaboration.

« Je m’estime très chanceux que tout le monde dans mon laboratoire m’ait traité d’égal à égal, dit-il. Mon passage au laboratoire m’a appris à quel point la collaboration est indispensable à une recherche de qualité. »

Renforcer la confiance et l'indépendance

Selon Hélène et Sylvia, ces stages ont apporté aux étudiants bien plus qu'une simple expérience de recherche technique.

« Dans l'ensemble, les stages de cet été ont été une véritable réussite et ont permis à nos étudiant·es de découvrir concrètement à quoi ressemble le travail de recherche dans un contexte professionnel », disent-elles.

Les jeunes ont connu à la fois les réussites et les revers qui font partie intégrante du processus de recherche, tout en développant leurs compétences en matière de communication, de collaboration, de souplesse et de persévérance.

« Au-delà du développement de compétences en recherche, nous avons constaté que les jeunes gagnaient en confiance et en indépendance et avaient une meilleure compréhension de leurs propres centres d’intérêt et points forts, expliquent les coordonnatrices. Le fait d’avoir accès à de véritables expériences de recherche dans des domaines qui suscitent leur intérêt à ce stade de leur parcours scolaire peut grandement contribuer à leur épanouissement personnel et les aider à envisager la prochaine étape de leurs études ou de leur carrière. »

Photo : Les stagiaires en neurosciences de l'été en compagnie de Sylvia Cox et Hélène Nadeau. Crédit photo : Vanessa Lyness

Renseignements additionnels

Le stage d'été en recherche en neurosciences est financé dans le cadre de l’initiative de stages du programme CARE. Le soutien des projets financés par le programme CARE est assuré par le Collège Dawson, le Collegial Applied Research Ecosystem (CARE), le CRSNG et la subvention « Mobilize » de l'initiative de stages.



Dernière modification : 29 octobre 2026