Les prix Creative Change Maker: des projets étudiants à l'honneur
Le collectif Creative Collective for Change (CC4C) a tenu son quatrième gala annuel de remise des prix Creative Change Maker, devant une assistance formée d'étudiant·es, d'enseignant·es et d'autres membres de la communauté du Collège. Le gala s'accompagnait d'une exposition qui était présentée du 21 au 23 octobre. Cet événement a mis à l'honneur des œuvres créées par des étudiant·es qui utilisent l'art comme catalyseur de réflexion, de dialogue et de changement social.
Enrique Aranda, diplômé de Dawson en sciences humaines, a reçu le prix Creative Change Maker pour son poème intitulé We don’t inherit silence . Étudiant actuellement en développement international à l’Université McGill, Enrique explore la manière dont la violence peut s’ancrer dans le langage quotidien, les institutions et les normes sociales.
Le poème a été présenté en ces termes :
Violence isn’t always something obvious; it can be hidden in everyday language, in systems, and in the way we’re taught to accept things without questioning them. His poem explores the impact of silence, how it gets passed down, normalized, and quietly reproduces more suffering. It ends with a powerful call for us to break these cycles of silence.
(La violence n'est pas toujours manifeste; elle peut se cacher dans le langage de tous les jours, dans les systèmes et dans la façon dont on nous apprend à accepter les choses telles qu'elles sont sans les remettre en question. Ce poème explore l'impact du silence, la façon dont il se transmet, dont il est normalisé et dont il perpétue la souffrance. Il se termine sur un puissant appel à briser le cycle du silence.)
Neyla El Euch, diplômée du programme Cinéma|Communications, a également été récompensée pour sa vidéo intitulée Reality. Neyla est actuellement inscrite au programme d'études en affaires publiques et communautaires et analyse des politiques à l'Université Concordia.
La vidéo a été présentée en ces termes :
Reality invites the audience to reflect on, become aware of, and question the inherent surrealism of a world where huge social inequalities and contrasting living conditions co-exist, and are the pervasive norm. It powerfully captures the dystopian and dissonant nature of our contemporary climate, along with the mental distress and frustration that occurs when trying to reconcile incomprehensible, nightmarish realities.
(Reality propose une réflexion sur l’aspect surréel du monde dans lequel nous vivons, caractérisé par d’énormes inégalités sociales et des conditions de vie qui varient radicalement. Il invite à prendre conscience de cette norme et à la remettre en question. L’œuvre saisit avec force le caractère dystopique et dissonant de notre époque, ainsi que la détresse psychologique et la frustration qu’engendre la tentative de concilier des réalités incompréhensibles et cauchemardesques.)
Pour Kim Simard et Pat Romano, cofondatrices du collectif CC4C, l'édition de cette année a mis en évidence à la fois une participation croissante et le pouvoir de l'expression créative pour aborder les enjeux sociaux.
«Cette année, le nombre et la diversité des œuvres qui ont été soumises ont été remarquables. Il y en a eu seize, ce qui est un record. Les artistes venaient de disciplines variées et avaient des messages importants à transmettre. La puissance de ces œuvres a été pour nous une grande source d'inspiration.»
Selon les fondatrices, les oeuvres les plus convaincantes étaient celles qui tissaient un lien entre les enjeux sociaux et l'expérience vécue, offrant ainsi un point de vue frais et mettant en valeur l'aspect universel de l'expérience humaine.
«Depuis maintenant quatre ans, nous soulignons le travail de jeunes qui utilisent leur créativité pour contribuer à changer le monde. Il est crucial que nos étudiant·es prennent conscience de la dureté du monde qui les entoure, mais nous voulons aussi leur montrer qu'il est possible d'agir dans le cadre d'un processus créatif. Plus nous valorisons les étudiantes et étudiants qui s’engagent dans cette démarche, plus le changement devient possible.»
Kim et Pat ont remercié toutes les personnes qui ont soutenu la tenue du gala et de l'exposition, notamment les techniciennes et techniciens de l'imprimerie et des services audiovisuels de Dawson et la Fondation Dawson. Elles ont également salué les membres du collectif, qui ont rendu l'événement possible: Melanie Garcia, Jade Whitebean, Mariana Cueto Mendoza, Maya Kaloo Sarr, Philippe Beauchemin et Galia Thibaut.
Crédit photo : Julia Lijeron
Découvrez les œuvres primées
- Lisez le poème d'Enrique Aranda , We don’t inherit silence: https://www.instagram.com/p/Dew6gqMmlb4/?img_index=1
- Visionnez la vidéo de Neyla El Euch, Reality: https://www.instagram.com/p/Dew7WnhImj0/
Les prix Creative Change Maker récompensent des étudiant·es et des diplômé·es de Dawson qui misent sur leur créativité pour sensibiliser le public, remettre en question les idées reçues et inspirer des changements sociaux positifs.
